2007-08

Photo : Alexandre Lucas (www.smcaen.fr)

 

 Debout : Jemaa, Svensson, Hengbart, Leca, Sorbon, Planté.
Accroupis : Gouffran,  Samson, Eluchans, Seube, Nivet.

Un effectif nettement étoffé.
Désireux de stopper l'ascenceur entre la Ligue 1 et la Ligue 2 et de s'installer durablement, les dirigeants caennais souhaitent apporter de l'expérience au groupe de la montée. Ce dernier est conservé puisque le seul départ est celui de Valéro mais, au vu du raté de 2004/05, il est nettement étoffé avec des joueurs dont certains ont déjà connu l'élite. L'arrêt de Jean-Marc Branger, qui devient préparateur physique, est compensé par l'arrivée d'Alexis Thébaux, formé à Nantes (où il a déjà joué un match en division 1) et passé par Cherbourg puis Dijon. En défense, arrivent l'international suédois (une sélection) Karl Svensson, en provenance des Glasgow Rangers, et le troyen Florian Boucansaud qui, cependant, n'a joué en Ligue 1 en 2006/07. Le premier vient en lieu et place du Brésilien Marcos Antonio que Caen se fait souffler par Auxerre à la veille de sa signature !  Dans ce compartiment défensif, Malherbe bénéficie des reconversions de la saison passée : Leca au centre, même s'il rendra quelques services au milieu et Lemaître comme arrière gauche. C'est de ce côté mais au milieu que joue la deuxième recrue étrangère, l'Argentin Juan Eluchans, qui vient d'Independiente. Benjamin Nivet est le nouveau venu le plus expérimenté : il a joué à Auxerre et Troyes en division 1, ainsi qu'à Châteauroux. C'est un meneur de jeu capable de marquer régulièrement. Le Lavallois Rémi Gomis, suivi depuis plusieurs saisons par Caen, arrive aussi, en tant que milieu défensif. En attaque, Lens prête à Caen le jeune international tunisien Issam Jemaa. De plus, au niveau offensif, Malherbe réussit à conserver Yoan Gouffran, que le Paris SG sera pourtant tout prêt d'enrôler dans un premier temps avant fin août puis au mercato d'hiver. Gouffran, international espoir régulier, suscite les convoitises mais il saura résister aux sirènes. Il sera utilisé comme milieu droit excentré ou comme attaquant, selon les disponibilités mais aussi le système utilisé. Franck Dumas a comme idée directrice le jeu et, même s'il reverra (avec succès) son système après un départ laborieux, il va se tenir à son projet et le faire réussir.


Arrivées

Boucansaud (Troyes), Nivet (Troyes), Eluchans (Independiente), Gomis (Laval), Jemaa (Lens), Thébaux (Dijon), S.Zubar (Pau), Adnane (Cherbourg)

Départs

Branger (arrêt), Valéro (Nîmes), Adnane (Cherbourg, prêt), S.Zubar (prêté à Bruxelles, mercato d'hiver), Raineau (prêté à Libourne, mercato d'hiver), Grandin (Marseille, mercato d'hiver)

Débuts hésitants et incomplets.
Le retour en Ligue 1 s'effectue à d'Ornano et Malherbe réussit à vaincre Nice grâce à une superbe tête de Compan sur un centre de Gouffran à dix minutes de la fin.

CAEN-NICE 1-0 (Compan)

Planté; Hengbart, Sorbon, Svensson, Seube; Gouffran, Proment (Leca 76è), Nivet, Eluchans (Florentin 61è); Mazure (Compan 68è), Jemaa

Mais la deuxième victoire mettra du temps à venir. L'équipe n'est pas aidée par le calendrier : du fait des coupes d'Europe, la réception de Toulouse et le voyage à Lens sont reportés. Caen doit alors se déplacer deux fois de suite, essuyant deux échecs à Auxerre et Nancy. Malherbe se signale par un temps de  possession de balle supérieur, notamment au milieu, mais sans parvenir à concrétiser. De plus, contre les Bourguignons, Caen perd Svensson pour une longue durée (entorse au genou) et cela favorise le retour de Thiam. Deux réceptions suivent, celle de Marseille se solde par une défaite puis un nul est concédé face à Sochaux. Trop d'erreurs individuelles sont commises et une défaite sans gloire à Saint-Etienne suivie par un affront à d'Ornano pour la réception d'un Metz qui n'avait pas encore gagné et qui se permet de l'emporter 2-1 achèvent de précipiter Malherbe à la dernière place. Certes, il y a deux matchs à rattraper mais l'inquiétude est là : la volonté de jeu ne suffit pas, l'organisation en 4-1-3-2 est fragile et trop naïve.      
Cinq milieux aux Sept-Deniers.
La coupe de la Ligue offre une parenthèse et envoie les Caennais à Toulouse. Paradoxalement, la coupe du Monde de rugby fait que ce match se déroule sur le terrain du Stade Toulousain. Désireux de faire souffler des titulaires habituels, Franck Dumas aligne une équipe rajeunie et modifiée dans son organisation avec cinq milieux dont deux défensifs. A l'issue d'un match débridé, que les Caennais finissent à dix, ceux-ci se qualifient aux tirs aux buts après avoir égalisé à 3-2 à la dernière minute des prolongations !
Le championnat commence vraiment.
Hasard du rattrapage, Caen reçoit son adversaire de la Coupe aussitôt après. Cette fois, les deux équipes sont au complet mais l'organisation malherbiste est renouvelée, Gomis, révélé en Coupe, accompagnant Proment au milieu. Beaucoup plus solide et inspiré que son adversaire, profitant d'un équilibre nouveau plus sécurisant, Malherbe s'impose 2-1 sans coup férir, Compan puis Nivet ayant inscrit des buts splendides. 

CAEN-TOULOUSE 2-1 (Compan, Nivet)

Planté; Hengbart, Sorbon, Leca, Lemaître; Proment, Gomis (Deroin 76è), Gouffran, Nivet, Eluchans (Florentin 80è); Compan (Mazure 67è)

La coupe de la Ligue se terminera au tour suivant contre Lyon, vainqueur 3-1 à d'Ornano, mais, en championnat, Caen est lancé et ne perdra plus qu'une fois jusqu'à la trêve, à Valenciennes. Avant cette défaite, Malherbe était vainqueur à domicile et partageait les points à l'extérieur, mais, après, l'équipe ne s'arrête plus et aligne cinq victoires et un nul (lors du match reporté de Lens)  pour finir la première partie. De plus, les adversaires ne sont pas n'importe qui et une période qui s'avérait a priori délicate devient triomphale. Qu'on en juge :  c'est d'abord Bordeaux qui encaisse un sévère 5-0 à d'Ornano, aidé en cela par deux erreurs défensives grossières. Caen gagne ensuite à Paris où Florentin profite à son tour d'une bévue d'un défenseur parisien. C'est aussi le leader lyonnais qui vient s'incliner suite à un but de Gouffran.

CAEN-LYON 1-0 (Gouffran)

Planté; Hengbart, Sorbon, Thiam, Seube; Proment, Gomis, Deroin (Grandin 83è), Nivet, Eluchans (Florentin 80è); Gouffran (Jemaa 83è)

Quatrièmes à mi-parcours !
Après ces trois succès face à de tels adversaires, les victoires à Rennes et face à Strasbourg semblent presque normales et conduisent Malherbe à une impensable quatrième place à la trêve. Le statut à changé : le quotidien l'Equipe, qui titrait "Caen touche le fond" après la défaite face à Metz, se fend d'un "Caen l'européen ?" à la trêve. Tout n'a pas été cependant si simple, avec notamment des blessures comme celle de Svensson ou de Mazure qui n'en finit pas de rechuter et dont la fragilité devient chronique.
Gouffran, partira, partira pas ?
Le mercato d'hiver est principalement marqué par le choix de Gouffran. Désireux de partir pendant l'été, le joueur se sent bien dans une équipe où il occupe un rôle majeur et son envie de la quitter s'effrite, d'autant plus que PSG n'est pas au mieux : il finit par rester. Par contre, Grandin est transféré à Marseille et Raineau et Stéphane Zubar, qui jouent peu, sont prêtés.
Trou normand.
A la reprise, les entraînements sont sous le signe de la bonne humeur mais le retour à la compétition est difficile. Eliminés par Sedan de la coupe de France malgré une bonne seconde période, les Caennais ne vont plus gagner pendant dix matchs de championnat, essuyant même cinq défaites. Deux d'entre elles s'avèrent spectaculaires même si elles sont la conséquence de circonstances particulières. Malherbe encaisse un sévère 6-1 à Marseille en menant 1-0 puis en ayant un but valable refusé, les deux étant l'oeuvre d'un Toudic étonnant de culot. A Lille, c'est un 5-0 qui sanctionne un match que Caen finit à dix avec Compan comme gardien : Costil a été expulsé après que les trois remplacements ont été effectués. Si on ajoute un sévère 4-1 encaissé à domicile contre Lens, Malherbe souffre et chute au classement, parvenant à la quatorzième place et ne possédant plus que quatre points d'avance sur le premier relégable. Un deuxième revers contre un Metz bon dernier symbolise une inquiétude montante.
Résurrection.
Caen reçoit alors une équipe de Monaco qui n'est pas au mieux non plus. Malgré une domination évidente, les Caennais sont menés à la pause et la série semble se poursuivre. Mais en deuxième période, la roue tourne et Caen inscrit quatre buts qui sonnent un réveil éclatant. L'équipe retrouve ses valeurs, sa volonté de jouer est intacte et la conduit vers le maintien non sans quelques prestations brillantes. Notamment, Malherbe est éblouissant contre un PSG à la dérive, sèchement battu 3-0. Devant 20933 spectateurs, Deroin ouvre le score d'une superbe reprise de volée et Gouffran le conclut symboliquement. 

CAEN-PARIS SG 3-0 (Gouffran)

Planté; Hengbart, Sorbon, Leca, Lemaître; Proment, Nivet, Gouffran, Deroin (Gomis 73è), Eluchans (Florentin 69è); Jemaa (Compan 81è)

A Lyon, Caen, libéré, joue sans complexe et se permet de mener à la mi-temps. Même si les Lyonnais, pourtant réduits à dix, parviennent à égaliser, l'équipe montre l'étendue de ses progrès en gardant ses principes et en manquant de gagner sur un coup-franc de Florentin tout à la fin.  Marquant douze buts lors des cinq dernières journées, dont quatre à Strasbourg avec un doublé de Toudic fidèle à lui-même et auteur d'un exceptionnel retourné, Malherbe finit onzième.

Effectif (matches joués)

Gardiens

Planté (31), Costil (5), Thébaux (2)

Défenseurs

Seube (28), Hengbart (33-2), Thiam (16), Sorbon (38-4), Boucansaud (3), N'Diaye (5), Svensson (6), Lemaître (18-2), Leca (18)

Milieux

Deroin (29-3), Gomis (24-1), Proment (33-1), Raineau (1), Quellier (3), Florentin (33-1),  Eluchans (36-6), Nivet (35-2)

Attaquants

Compan (28-5), Mazure (10), Samson (8-1), Gouffran (36-10), Grandin (12-1), Toudic (18-4), Jemaa (21-3)

Le maintien en jouant.
Avec 48 buts marqués, Malherbe possède la quatrième attaque, ce qui est évidemment remarquable pour un promu, d'autant plus que les réalisations sont partagées et que l'efficacité est donc collective. Sans surprise, Gouffran est le plus réaliste avec dix buts (et six passes décisives), devant Eluchans avec six et Compan cinq.  Cela concrétise la réussite du projet caennais basé sur une volonté de jouer que Dumas et son équipe n'ont jamais abandonné. Pourtant, Caen n'aura pas été épargné par les blessures : outre Svensson et Mazure, Leca, Deroin et Seube ont eu leur longue période d'absence. Le groupe, intelligemment enrichi depuis la mésaventure de 2005, est parvenu à un équilibre que, cette fois, le recrutement réussi a contribué à améliorer. Le succès populaire a été au rendez-vous avec 19658 spectateurs de moyenne, Caen évoluant onze fois au-dessus des 20000 spectateurs dont neuf à guichets fermés. 

CHAMPIONNAT : LIGUE 1

Matches aller

Matches retour

CAEN-NICE 1-0

CAEN-NANCY 0-0

 NANCY-CAEN 1-0

TOULOUSE-CAEN 1-1

CAEN-TOULOUSE 2-1

CAEN-AUXERRE 0-0

 AUXERRE-CAEN 1-0

MARSEILLE-CAEN 6-1

 CAEN-MARSEILLE 1-2

CAEN-LENS 1-4

 LENS-CAEN 1-1

SOCHAUX-CAEN 1-1

 CAEN-SOCHAUX 2-2

 CAEN-ST ETIENNE 1-3

 ST ETIENNE-CAEN 3-0

METZ-CAEN 2-1

CAEN-METZ 1-2

CAEN-LORIENT 0-0

 LORIENT-CAEN 0-0

LILLE-CAEN 5-0

CAEN-LILLE 1-0

CAEN-MONACO 4-1

MONACO-CAEN 0-0

LE MANS-CAEN 1-1

 CAEN-LE MANS 3-2

CAEN-VALENCIENNES 1-0

VALENCIENNES-CAEN 3-0

BORDEAUX-CAEN 2-1

CAEN-BORDEAUX 5-0

CAEN-PARIS SG 3-0

PARIS SG-CAEN 0-1

LYON-CAEN 2-2

CAEN-LYON 1-0

CAEN-RENNES 2-2

RENNES-CAEN 1-2

STRASBOURG-CAEN 1-4

CAEN-STRASBOURG 2-0

NICE-CAEN 3-1

11ème , 51 points, 13 victoires, 12 nuls, 13 défaites, 48 buts marqués, 53 buts encaissés

COUPE DE FRANCE

32èmes de finale

SEDAN (L2)-CAEN 3-2

 

Pour visualiser l'effectif 2007/08

 


 

2006/07

 

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