1970-71

Photo : X

Debout :  Lecanu, Moulinet, A.Guesdon, Hopquin, Brouard, Robin.
Accroupis : Lecampion, Guillard, J.Guesdon, Arnould, Verbecque, Outin.

Retour au niveau national après plus de trente ans.
Pour la saison 1970/71, Caen, bien qu'ayant terminé septième de son groupe de division d'Honneur, retrouve le niveau national pour la première fois depuis 1938 et la fin de quatre années de professionnalisme. En effet, une réorganisation totale de la division 2, rebaptisée ... National, permet la promotion sportive de beaucoup de clubs, par le passage d'un groupe de 16 clubs à trois du même nombre.
 

Le SM Caen 69/70

Debout :  Giust, Bigeon, Guillemont, Brouard, A.Guesdon, Moulinet, Gaucher, Lecanu, Tessier, Fournier, Oliver.
Accroupis : Lunel, Outin, Pottier, Lefebvre, Lebez, Guégaden, Lauretti.

Une ossature régionale.
Célestin Oliver reste l'entraîneur pour la quatrième année consécutive et il lui arrive de jouer également. Il est à la tête d'une solide ossature régionale. Cela commence par la défense avec les arrières latéraux Guy Lunel et Jacques Moulinet, ainsi que l'excellent André Guesdon, international olympique. Le jeune isignais Alain Hopquin, international junior, est présent au poste de stoppeur après avoir gagné à sa place à dix-sept ans la saison précédente. Au milieu ou en attaque, on trouve des éléments polyvalents comme Philippe Lecampion ou Yves Arnould. Jean-Paul Lecanu, qui est le père de l'animatrice d'émissions télévisées Flavie Flament, est susceptible d'être utilisé un peu partout. Enfin, les attaquants Gérard Bigeon, Jacques Guesdon, frère d'André et Pierrick Gaucher sont plutôt des ailiers qui attendent la venue d'un avant-centre à encadrer.
Un effectif considérablement étoffé.
Malherbe et Célestin Oliver recrutent des éléments expérimentés pour adapter l'effectif à des exigences supérieures. Le gardien Gilbert Robin vient du Stade Rennais où il a été trois ans titulaire en division 1, avant de perdre sa place en 1969. Le défenseur Daniel Bandzwolek, formé à l'US Normande, revient d'une aventure professionnelle à Chaumont et marquera les années suivantes au poste de libéro. Le buteur de Châteauroux (vingt-six buts), Christian Verbecque, est également engagé, de même que Gérard Segarra, un professionnel venant de Nice. Les deux se révéleront très décevants et seront, ainsi que Fournier, renvoyés par le club en novembre. C'est alors le buteur yougoslave Georges Sorgic qui fera son apparition en provenance du club belge de Watershei, ainsi que le milieu hongrois Gyula Nemès, joueur expérimenté passé par la Belgique (Liège, Anderlecht) et la Hollande (Twente, Utrecht).

Transferts

Arrivées

Robin (Rennes), Bandzwolek (Chaumont), Verbecque (Châteauroux), Segarra (Nice), Sorgic (Watershei), Nemès (Utrecht), Guillard (Granville)

Cinq défaites pour commencer.
Le début du championnat est très difficile pour Caen. Les scores initiaux sont même lourds, y compris pour les débuts à domicile face à Brest, où une erreur de Guesdon offre peu après la mi-temps leur premier but aux Bretons. Cinq défaites consécutives pour commencer placent l'équipe dans une situation catastrophique : dernière à trois points d'un groupe de cinq clubs. De plus, plusieurs joueurs se blessent, à commencer par Bandzwolek qui sera absent presque jusqu'à la trêve.
Laval, un réveil éphémère.
Néanmoins un mieux est entrevu, malgré la défaite, face au Mans où, en dépit d'une chaleur étouffante qui vaudra à Verbecque de sortir à la mi-temps à cause d'une isolation, les Caennais font preuve d'une grande activité. Ce progrès se confirme avec un premier point pris à Châteauroux, puis par une victoire nette 3-0 face à Laval. On croit que le plus dur est fait, d'autant plus que Verbecque réalise un doublé et semble se retrouver. Mais, avec une défaite à la dernière minute à Rouen alors que les Caennais avaient ouvert le score, le réveil ne dure pas et le SMC replonge, concédant trois revers et un nul en quatre matchs. C'est notamment une défaite à Venoix 1-0 face à Blois qui sanctionne le 23 octobre 1970 l'inauguration des nouvelles installations d'éclairage. A une première période indigente succède une seconde beaucoup plus probante, mais malchanceuse avec deux tirs de Guillard sur les poteaux et un but refusé au même joueur. La défaite à Quimper à l'issue d'un match sans volonté est alors la goutte qui fait déborder le vase.
Changements.
Le comité directeur de Malherbe décide, quarante-huit heures avant la réception de Limoges, de se séparer de Fournier, Verbecque et Segarra. Une équipe rajeunie, où figure notamment l'espoir Quenot, effectue un match volontaire tout en concédant le nul malgré trois frappes sur les barres. Le SMC gagne 4-2 le 11 novembre un match amical face à Lyon où Nemès et Sorgic débutent, ce dernier marquant un but. Malheureusement, Nemès sera victime d'une entorse au genou à l'entraînement et cela reculera son arrivée officielle de quelques semaines.
Quand l'entraîneur redevient joueur.
Après une nouvelle mauvaise passe (un lourd échec à Montluçon et une élimination en coupe à Mantes), Célestin Oliver, à la fois pour pallier des absences sur blessures et pour répondre à une demande de ses joueurs, revient au milieu de terrain contre Bourges. Après un but de Bigeon, il s'offre le luxe d'un penalty raté et se rachète en sauvant un but sur sa ligne, préservant ainsi la victoire. Oliver est également le principal acteur d'une belle victoire 4-1 contre Le Havre, délivrant trois passes décisives, redonnant ainsi du tonus à son équipe. La défense de celle-ci a par ailleurs été remaniée, avec l'apparition de Madeleine en stoppeur et de Lunel en latéral. A la trêve, Caen est quinzième, à égalité avec Laval dernier et a recollé au peloton.
Rechute à la reprise.
Au début des matchs retour, après une défaite à Lorient et un penalty raté par Guesdon suite à un incident entre Arnould et Jegouzo, Oliver redonne les clés de l'équipe aux joueurs, au moins sur le terrain. C'est sans réussite puisque Malherbe aligne une série de six matchs dans victoire. A Brest, les Caennais mènent 1-0 puis 3-2, mais concèdent un nul 3-3 à cinq minutes de la fin. De plus, ils perdent Arnould, victime d'une entorse du genou. Contre Paris, pourtant rapidement réduit à 10 par une expulsion, c'est Sorgic qui se blesse tôt dans la partie. Pour sa rentrée contre Châteauroux, il déçoit son entraîneur qui le sort. Le seul point positif est l'apparition de Nemès au Mans, le Hongrois étant très bon malgré une lourde défaite.
Réorganisation.
Célestin Oliver change alors l'équipe. Il revient, cette fois en attaque aux côtés d'Arnould rétabli, Sorgic devenant ailier gauche. Bandzwolek est titularisé libéro et Guesdon monte au milieu. Caen effectue alors une bonne série, gagnant trois fois in extremis, avec un but dans les cinq dernières minutes. Ces succès ont lieu contre Rouen 1-0 grâce à Sorgic, contre Quimper où Arnould réalise un doublé, ces deux joueurs signant ensuite les deux buts à Limoges, le Yougoslave concluant un slalom splendide au coeur de la défense adverse.
Irrégularité chronique.
Sept points en quatre rencontres remettent l'équipe sur les rails, mais il était dit que l'irrégularité serait de mise cette saison-là et Caen gâche cette résurrection par deux défaites, contre Montluçon sans Arnould, puis à Poitiers dans un match décisif perdu à la dernière minute. Lors des quatre derniers matchs, Malherbe est battu à l'extérieur et gagne à domicile. Guesdon se blesse à Bourges, ce qui l'empêche de disputer les deux derbys contre les voisins haut-normands. Une défaite au Havre lors d'un match heurté (Moulinet est expulsé) où Arnould se voit refuser un but, puis une revanche satisfaisante contre Quevilly concluent la saison.
Avant-derniers.
Le HAC est finalement lanterne rouge et Caen termine avant-dernier d'un classement néanmoins serré, à deux points de la dixième place.

Effectif utilisé (matchs joués - buts marqués)

Gardiens

Robin (27), Tessier (3)

Défenseurs

Bandzwolek (14), Moulinet (27), A.Guesdon (26-1), Fournier (5), Brouard (10), Hopquin (24-1), Lunel (13), Madeleine (17)

Milieux

Guégaden (9), Segarra (7), Guillard (15-3), Oliver (15), Nemès (9)

Attaquants

Lecampion (13), Sorgic (17-4), Arnould (23-6), Gaucher (17-2), Bigeon (21-7), Verbecque (9-3), Lecanu (21-1), Outin (5-1), J.Guesdon (3), Taboux (1), Quenot (3)

Buteurs.
Bigeon est le meilleur buteur de l'équipe avec sept réalisations, devant les six d'Arnould. Par ailleurs, cette saison difficile a malgré tout confirmé le talent d'André Guesdon et révélé le jeune Alain Hopquin, tous deux internationaux amateurs.
Repêchage.
Contre toute attente, la saison 1970-71 se termine par un repêchage in extremis du club. La division 2, remplacée pendant un an par le National, est de retour et le Stade Malherbe, classé à la quinzième place sur seize, doit son maintien à une meilleure affluence moyenne (1828 spectateurs) que celle de ses rivaux.

CHAMPIONNAT : NATIONAL GROUPE B

Matches aller

Matches retour

QUEVILLY-CAEN 4-1

 CAEN-LORIENT 0-2

LORIENT-CAEN 3-0

 BREST-CAEN 3-3

 CAEN-BREST 0-3

 CAEN-PARIS SG 1-2

 PARIS SG-CAEN 2-0

 LE MANS-CAEN 5-1

 CAEN-LE MANS 0-1

 CAEN-CHATEAUROUX 0-0

 CHATEAUROUX-CAEN 1-1

 LAVAL-CAEN 1-0

 CAEN-LAVAL 3-0

 CAEN-ROUEN 1-0

 ROUEN-CAEN 2-1

 BLOIS-CAEN 1-1

 CAEN-BLOIS 0-1

 CAEN-QUIMPER 2-1

 QUIMPER-CAEN 3-1

LIMOGES-CAEN 0-2

CAEN-LIMOGES 1-1

 CAEN-MONTLUCON 0-1

 MONTLUCON-CAEN 6-2

 POITIERS-CAEN 1-0

 CAEN-POITIERS 0-0

CAEN-BOURGES 1-0

BOURGES-CAEN 0-1

LE HAVRE-CAEN 1-0

CAEN-LE HAVRE 4-1

CAEN-QUEVILLY 2-0

15ème , 22 points, 8 victoires, 6 nuls, 16 défaites, 29 buts marqués, 46 buts encaissés

COUPE DE FRANCE

5ème tour

CAEN-DUGNY 4-0

6ème tour

MANTES-CAEN 2-1


Compositions d'équipe et buteurs de la saison


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1971/72