1979-80 : champion du groupe Ouest de division 3

Photo : Ouest-France  (Malherbe d'hier et d'aujourd'hui)

Debout : Douville, Lefol, Théault, Prieur, Laurier, Carreau.
Accroupis : François, Ilbert, Massot, Raymond, Oughlis.

Un entraîneur-joueur.
C’est d’abord un nouvel entraîneur qui arrive : Alain Laurier était entraîneur-joueur au Mans et il vient occuper ce même poste au milieu de terrain. Guy Lunel devient entraîneur des jeunes tout en restant à disposition de l'équipe première. De plus, titulaire des diplômes d'entraîneur, il couvre Laurier car le réglement interdit en principe de cumuler ce poste et celui de joueur. 
Une nouvelle défense.
Eugène Prieur, capitaine charismatique de l’US Normande, vient renforcer le bloc défensif caennais, ainsi que Bernard Guyonnet, stoppeur issu de Chartres (division 3). Au départ, ces deux joueurs devaient occuper la défense centrale mais c'est Pascal Théault qui sera intronisé libéro, poste où il avait fini la saison passée avec la réserve. Philippe Delval et Eric Lefol, deux défenseurs latéraux formés au club, font leur apparition dans l'équipe dont ils seront des piliers pendant quelques années.
Un compartiment offensif peu remanié.
L'attaque reçoit le soutien de Philippe Massot, en provenance de Lucé (division 2), qui vient comme milieu offensif, et de l’attaquant formé au club Raymond Nyuiadzi, dit Raymond. Celui-ci sera toute la saison la mascotte de l'équipe, remplaçant systématique par une superstition censée préserver l'invincibilité de l'équipe. Jean-Paul Pottier est encore au club, mais il n'interviendra que lors d'un match de coupe ou en tant que remplaçant en début de saison.
 

Transferts

Arrivées

Prieur (US Normande), Guyonnet (Chartres), Massot (Lucé), Laurier (Le Mans)

Départs

Lhoste (Mayenne), Tranchant (Lisieux), Haubert (Lisieux), Bichard (Lisieux), Lemesle (Auxerre), Eudeline (US Normande), Gautier (Vire), Pellerin (Lisieux), Saïdani

Caen s'installe en tête.
Après un nul initial à Creil, Caen prend son envol avec cinq victoires consécutives. Notamment, le SMC s'impose 3-1 à Lisieux sans équivoque. Ces succès ne sont pas tous obtenus aisément : François ne marque qu'à neuf minutes de la fin lors de la réception de Paris SG contre lequel Douville réalise deux exploits, tandis que Viry résiste bien avec Venoix avec des contres dangereux, mais elles installent l'équipe en tête avant le derby au Plateau. Celui-ci donne lieu à un match heurté où François, répondant à Eudeline, réussit à égaliser à huit minutes de l'échéance.
Un bloc défensif de fer.
Prieur étant suspendu à son grand dam contre son ancien club, c'est Guyonnet qui prend sa place à côté de Théault. Cette association sera ensuite conservée, Prieur montant au milieu et son duo avec Carreau pour appuyer la la ligne arrière donnera un bloc défensif très solide. Cette réorganisation est aussi favorisée par une forte entorse immobilisant Massot pendant cinq rencontres.
Option sur le titre.
Gagnant notamment à Laval en lever de rideau de Laval-Bordeaux, Malherbe poursuit sa progression triomphale, à peine freinée par un nul à Poissy, et se déplace à trois journées de la fin du parcours aller chez son dauphin Saint-Brieuc, qui est à trois points. Privé de Laurier blessé, le SMC réalise un match solide et c'est Massot qui signe la victoire à cinq minutes de la fin. Survoltés, les Malherbistes atomisent ensuite 6-1 la lanterne rouge Chartres avec un triplé de François et concluent victorieusement la première partie en gagnant 1-0 à Colombes face au Racing dans un match où Guy Lunel revient fugitivement. Caen est alors impérial avec douze victoires et cinq nuls, sept succès sur sept rencontres à domicile et sept points d'avance sur Saint-Brieuc, et seulement cinq buts encaissés !
Retour de la suprématie locale.
Le parcours retour sera relativement moins brillant. Pendant les neuf premiers matches, Caen gagne à Venoix et réalise le nul à l'extérieur. Devenue l'équipe à battre, la formation malherbiste souffre plus, mais reste néanmoins la référence, comme le prouve la victoire 2-0 contre la réserve de Laval renforcée  par plusieurs pros, qui leur vaut les félicitations de l'entraîneur adverse. Localement, la prise de pouvoir est nette et sans bavure et Caen s'impose dans les deux derbies. Ainsi, Lisieux encaisse un sévère 3-0, tandis que l'USN est battue 1-0 devant 3700 spectateurs. Caen faiblit un peu en concédant son premier nul à domicile 0-0 face à Poissy dans un affrontement heurté.
Le titre en avance.
L'équipe triomphe ensuite 5-1 à Brest en y obtenant la certitude du titre à quatre journées de la fin. Sur sa lancée, Malherbe fête sa montée en écrasant 4-1 son dauphin Saint-Brieuc et se trouve donc toujours invaincu à trois journées de la fin.
Si près de l'invincibilité ...
Mais, en se déplaçant chez la lanterne rouge Chartres, les Caennais ne prennent pas assez la rencontre au sérieux : visite de la cathédrale (où ils brûlent un cierge relatif à leur invincibilité !) et steack-frites précèdent le match qui a lieu l'après-midi, et qu'ils entament trop tranquillement ; ils encaissent un premier but sur penalty après une demi-heure et leur réaction tardive reste sans effet. Un second but est même marqué par Chartres à la dernière minute, cette équipe vouée à la relégation s'offrant pour l'occasion un tour d'honneur. Ils perdent aussi à la dernière journée à Creil avec une équipe privée de certains titulaires ménagés pour la phase finale.
Echec en poule finale.
Celle-ci ne réussit malheureusement pas aux Caennais : étrillés 5-1 par Abbeville après avoir mené à la mi-temps, ils sont ensuite défaits 2-1 à Venoix par Strasbourg, Raymond ne réduisant le score qu'à la dernière minute.
 

Effectif

Gardiens

Douville (33), Fossard (1)

Défenseurs

Lefol (26-2), Théault (27-1), Guyonnet (21), Delval (7-1), Ilbert (26-2), Guéhassa (6-1)

Milieux

Carreau (25-1), Laurier (26-4), Massot (24-8), Prieur (27-1), Legrand (2), Lunel (2), Mouchel (1), Ferras (1)

Attaquants

Jacobs (24-8), François (27-11), Oughlis (25-7), Raymond (9-3), Gassaud (3), Hertement (1-1)

Efficacité partagée.
François est encore le meilleur buteur de Malherbe avec onze buts, tandis que Massot, tireur de coups de pied arrêtés et le toujours fidèle Jacobs en ont marqué huit chacun, Oughlis pointant à sept. L'affluence moyenne est remontée à 1693.
Malchance en Coupe.
En coupe de France, Caen est éliminé au septième tour par l'équipe de division 2 d'Orléans qui gagne 1-0 dans les prolongations, François s'étant blessé en frappant dans une motte de terre.
 

Photo : X (fournie par Alain Douville)

Debout : Douville, Prieur, Guéhassa, Delval, Ilbert, Guyonnet.
Accroupis : Massot, Oughlis, François, Jacobs, Laurier.

CHAMPIONNAT : TROISIEME DIVISION GROUPE OUEST

Matches aller

Matches retour

CAEN-CREIL 1-1

PARIS SG B-CAEN 0-0

 CAEN-PARIS SG B 1-0

 CAEN-AS BREST 2-0

 AS BREST-CAEN 0-1

 US MONTAGNARDE-CAEN 1-1

 CAEN-US MONTAGNARDE 3-0

 CAEN-LISIEUX 3-0

 LISIEUX-CAEN 1-3

 VIRY-CAEN 1-1

 CAEN-VIRY 1-0

 CAEN-US NORMANDE 1-0

 US NORMANDE-CAEN 1-1

 CONCARNEAU-CAEN 1-1

 CAEN-CONCARNEAU 3-0

CAEN-LAVAL B 2-0

LAVAL B-CAEN 0-3

 MALAKOFF-CAEN 1-1

 CAEN-MALAKOFF 1-0

 CAEN-POISSY 0-0

 POISSY-CAEN 0-0

 BREST B-CAEN 1-5

 CAEN-BREST B 2-1

 CAEN-SAINT-BRIEUC 4-1

 SAINT-BRIEUC-CAEN 0-1

CHARTRES-CAEN 2-0

CAEN-CHARTRES 6-1

CAEN-RC FRANCE 1-1

RC FRANCE-CAEN 0-1

CREIL-CAEN 3-1

1er, 46 points, 18 victoires, 10 nuls, 2 défaites, 51 buts marqués, 17 buts encaissés

COUPE DE FRANCE

4ème tour

TOURLAVILLE-CAEN 0-2

5ème tour

CAEN-MONDEVILLE 1-0

6ème tour

BEAUVAIS-CAEN 0-1

7ème tour

ORLEANS-CAEN 1-0 ap

 

Compositions d'équipe et buteurs de la saison

 

1978/79

 

Accueil

 

1980/81